vendredi, avril 24, 2009

Relecture: quésaco et combien ?

Parmi les questions récurrentes, celle de la relecture arrive dans le peloton de tête.

« Nous avons un document de 10 000 mots à relire pour demain, vous me le faites à combien ? »

Je caricature à peine : bon nombre de demandes s’expriment ainsi.

Que demande le client ? Voici le premier point à définir. Pour faire simple :

  • Il peut souhaiter une relecture finale, pour choper les dernières coquilles, de type faute de frappe, de grammaire, de ponctuation, de typographie.
  • Il peut en fait vouloir une révision pour non seulement corriger les dernières coquilles, mais aussi peaufiner style et tournures afin que le texte soit fluide et agréable à lire, comme s’il avait été rédigé d’emblée dans la langue cible.
  • Mais en demandant une relecture, il se peut qu’il souhaite une révision comparée du texte source et du texte cible pour s’assurer de la cohérence de la traduction (faux amis, contresens, transpositions erronées...), de l’homogénéité de la terminologie employée, et de l’adéquation du ton par rapport au cahier des charges (par exemple, un texte source technique traduit pour une cible grand public). Et, bien sûr, pour valider que la traduction soit complète !

Vous l’aurez compris, ce sont 3 demandes bien différentes, chacune se reposant sur des compétences précises. Aider le client à préciser sa demande et son besoin, c’est lui rendre service.

Bien que la tarification au mot semble la méthode la plus facile, c’est en fait une formule – pardonnez ma franchise – débile.

Quelques exemples suffisent à illustrer ce propos :

  • Une relecture finale simple d’une traduction exécutée dans les règles de l’art n’est pas chronophage. Avec une tarification au mot, le client risque fort de payer plus cher qu’avec une tarification à l’heure.

  • La révision d’une traduction brute de décoffrage peut prendre un temps fou sans que le résultat soit pleinement satisfaisant (on ne rattrape pas une traduction comme une mayonnaise). Si le linguiste applique une tarification au mot, il travaille à perte.
  • La tarification au mot pour une révision ouvre la boîte de Pandore : nombre de mots cible ou mots source + mots cible ?

Le client veut une estimation du coût en amont, et c’est normal. En envoyant textes sources et cibles au linguiste, celui-ci, en bon professionnel, pourra conseiller son client sur le niveau d’intervention requis (relecture, révision, révision comparée) et le nombre d’heures que celle-ci représente.

Parfois, et le cas se présente plus souvent que l’on ne peut le penser, remanier une traduction médiocre coûte plus cher que de la faire refaire.

D’où l’importance du choix du traducteur dès le départ, les économies du « low-cost » pouvant être chimériques.

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lundi, février 09, 2009

10 conseils pour maîtriser les coûts de traduction

Les coûts de traduction ne se résument pas à la note d’honoraires de votre prestataire.

Il faut tenir compte de l’investissement en temps côté client : préparation des documents à traduire, gestion du projet et du (ou des) prestataire(s), contrôle et validation du travail effectué.

1. Demandez à votre traducteur de vous aider à finaliser vos documents avant traduction

Tout comme un consultant, un traducteur professionnel a un réel rôle de conseil à jouer. Il est particulièrement à même d’apprécier la cohérence, la lisibilité et la clarté de votre document et de mettre en exergue les difficultés interculturelles. Apporter des changements au texte source pendant la traduction perd du temps et est source d’erreurs. Les révisions supplémentaires requises coûtent cher.

2. Fournissez tous les éléments de référence nécessaires

Vous avez un glossaire maison ? Un organigramme ? Des documents similaires déjà traduits ? Les transmettre à votre traducteur lui permet d’intégrer d’emblée les préférences de son client, sans perdre de temps à effectuer des recherches supplémentaires ou à demander des clarifications au donneur d’ordre.

3. Veillez à la « traductabilité » de vos documents

Raisonnez « international » dès la rédaction de votre texte source pour éviter l’emploi de termes, de tournures ou de références culturelles qui n’ont pas leur contrepartie naturelle dans une langue et une culture étrangères.

4. La totalité du texte doit-elle absolument être traduite ?

Pas toujours, et éliminer ce qui s’avère inutile hors de nos frontières est une importante source d’économies.

5. Privilégiez le format .doc, .rft ou .txt

Votre traducteur n’est pas un graphiste et lui demander de « bidouiller » vos mises en page, tableaux et autres graphiques n’est pas une utilisation efficace de son temps – ni de votre investissement. A chacun son expertise.

6. Planifiez le travail à l'avance

N’attendez pas la dernière minute pour envoyer vos documents en traduction ! Votre traducteur risque de ne pas être disponible. De plus, un travail effectué en urgence, le soir ou le week-end coûte plus cher.

7. Accordez les délais nécessaires

Un traducteur professionnel « produit » en moyenne 2000 mots par jour et travaille sur plusieurs projets en même temps. Pour maîtriser votre budget de traduction, calculez vos délais sur la base maximale de 1000 mots par jour, hors relecture.

8. Effectuez un feedback

Une fois le projet terminé, prenez quelques minutes pour faire un retour à votre traducteur. Ces appréciations sont essentielles pour forger une relation durable et transmettre les codes propres à l’entreprise. Un traducteur « rôdé » aux us et coutumes de votre entreprise est un partenaire efficace qui vous fait gagner du temps (et le temps, c’est de l’argent).

9. Donnez son ours à votre traducteur

Ceci ne vous coûte rien, mais responsabilise et récompense votre prestataire.

10. Envisagez un contrat-cadre annuel

Si vous avez des besoins récurrents, lissez votre investissement sur l’année. L’avantage financier ne provient pas d’une réduction tarifaire sur le volume qu’un traducteur professionnel n’accepterait pas (les mots ne s’achètent pas au kilo !), mais de la possibilité pour le professionnel indépendant de revenus prévisibles tous les mois.

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